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Choisir son prestataire sans se faire avoir : les 7 questions à poser

Les sept questions qui séparent un devis solide d'un devis qui vous coûtera cher, ce que chaque réponse doit contenir, et les trois signaux qui font fuir.

VicouMis à jour le 30 août 20268 min de lecture
Deux devis de création de site posés côte à côte sur une table

Choisir la personne qui va faire votre site se joue avant la signature, en sept questions. Elles prennent dix minutes à poser, elles ne demandent aucune compétence technique, et les réponses vous en apprendront plus que trois devis comparés côte à côte.

Freelance ou agence web : qu’est-ce que ça change pour vous ?

Moins que le prix ne le laisse croire. Choisir une agence web plutôt qu’un indépendant ne change ni la qualité ni la technique. Ce qui change vraiment, c’est le nombre d’intermédiaires entre vous et la personne qui construit le site.

Un indépendant Une agence
Vous parlez à celui qui fait le travail un chargé de projet, qui transmet
Le prix plus bas, moins de structure à financer plus élevé, plusieurs salaires sur le devis
La réactivité rapide, sauf s’il est débordé encadrée, avec des délais de réponse
Le risque une seule personne : s’il s’arrête, tout s’arrête l’entreprise continue si quelqu’un part
Bon pour un site vitrine, un commerce, un indépendant un projet complexe, plusieurs interlocuteurs

Aucune des deux options n’est meilleure. Pour un site de quatre à six pages, un indépendant fera le même travail pour nettement moins cher. Pour un site à tiroirs avec plusieurs services à coordonner, une structure a du sens.

Le vrai critère pour choisir une agence web ou un indépendant n’est pas le statut, c’est la réponse aux sept questions ci-dessous. Un indépendant peut vous rendre dépendant, une agence aussi.

Les 7 questions à poser avant de signer

Posez-les toutes, dans cet ordre, et notez les réponses. Ce ne sont pas des pièges : un prestataire sérieux y répond en trois minutes.

1. À quel nom sera enregistré le nom de domaine ? Bonne réponse : au vôtre, avec votre adresse e-mail comme contact, et vous en avez les identifiants dès le début. Mauvaise réponse : « on s’occupe de tout », « c’est sur notre compte, c’est plus simple ». C’est plus simple pour lui, pas pour vous.

2. Qui paie l’hébergement, et sur quel compte ? Bonne réponse : vous, directement à l’hébergeur, sur un compte à votre nom, de 31 à 132 € HT par an au tarif de renouvellement, relevé le 30 août 2026. Mauvaise réponse : un forfait mensuel élevé sans détail. Demandez ce qu’il contient : souvent, c’est le site lui-même que vous louez.

3. Que se passe-t-il quand je veux modifier une page ? Bonne réponse : vous le faites vous-même, et on vous montre comment avant la fin de la prestation. Mauvaise réponse : « vous m’envoyez un message, je m’en occupe ». Demandez alors le tarif, écrit. Sur trois ans, c’est souvent le premier poste de dépense.

4. Que contient exactement le prix, et que contient-il pas ? Bonne réponse : un nombre de pages précis, qui écrit les textes, qui fournit les photos, le prix d’une page supplémentaire. Mauvaise réponse : un forfait « site vitrine » sans périmètre. C’est la source numéro un des litiges.

5. Quel est le délai, à partir de quand ? Bonne réponse : un nombre de jours ferme, qui démarre le jour où vous avez fourni vos contenus. Mauvaise réponse : « très rapide », « quelques semaines ». Un délai qui n’a pas de point de départ n’est pas un délai.

6. Que se passe-t-il si le projet s’arrête en cours de route ? Bonne réponse : c’est écrit dans le devis. Ce que vous avez payé couvre le travail fait, et vous récupérez ce qui existe. Mauvaise réponse : un blanc. C’est rare, et c’est exactement pour ça que personne n’y pense avant.

7. Que puis-je voir de vos réalisations, en ligne, aujourd’hui ? Bonne réponse : deux ou trois adresses de sites réellement en ligne, que vous pouvez ouvrir tout de suite. Mauvaise réponse : des captures d’écran, des maquettes, ou des sites « qu’on ne peut pas montrer ». Ouvrez-les sur votre téléphone, pas sur un ordinateur.

À qui appartient le site une fois qu’il est payé ?

À vous, mais uniquement si trois choses sont réunies, et il faut les demander.

  • Le nom de domaine est à votre nom. C’est le point le plus important : c’est votre adresse.
  • L’hébergement est sur un compte à votre nom, et vous en avez les identifiants.
  • Vous avez les accès d’administration du site, avec un compte qui a tous les droits.

Si ces trois cases sont cochées, vous êtes propriétaire au sens pratique : vous pouvez confier la suite à qui vous voulez, sans demander la permission à personne.

Il existe un quatrième point, plus juridique : la cession des droits sur le site créé. Pour un site vitrine sur modèle, ce n’est en général pas un sujet. Pour une création entièrement sur mesure, demandez que le devis mentionne explicitement ce que vous pouvez faire du résultat.

Que se passe-t-il si votre prestataire disparaît ?

Cela arrive, sans mauvaise volonté : un changement de métier, un problème de santé, une activité qui s’arrête. La question n’est pas d’éviter ce risque, c’est de faire qu’il ne vous coûte rien.

Si les trois accès de la section précédente sont à votre nom : vous perdez un interlocuteur, votre site continue de fonctionner, et n’importe qui d’autre peut reprendre la suite.

S’ils sont chez lui : votre site fonctionne tant que quelqu’un paie l’hébergement, puis il s’éteint. Et récupérer un nom de domaine enregistré au nom d’une personne injoignable est une démarche longue, parfois impossible.

C’est toute la différence, et elle se joue en une phrase au début du projet. Le détail est ici : nom de domaine et hébergement, la vraie facture annuelle.

Les trois signaux qui doivent vous faire fuir

Pas des impressions : des faits précis, et chacun est suffisant à lui seul.

  • On vous garantit d’être premier sur Google. Personne ne peut le garantir, et personne ne contrôle le classement, ni les agences, ni moi. Un prestataire qui promet ça vend soit de l’ignorance, soit du mensonge. Ce qu’on peut promettre, c’est un site techniquement propre et des pages qui répondent aux questions de vos clients.
  • Le devis n’a pas de périmètre chiffré. Pas de nombre de pages, pas de qui-fait-quoi sur les textes et les photos, pas de prix pour une page en plus. C’est le terrain de tous les litiges.
  • On refuse de mettre le nom de domaine à votre nom. Aucune raison technique ne justifie ça. C’est le seul point sur lequel il ne faut jamais céder.

Un quatrième signal, plus discret : une réponse floue sur le prix des modifications. Ce n’est pas de la malhonnêteté, mais c’est là que se trouve la facture des trois prochaines années.

Voir qui fait votre site chez Vicou Studio

Les questions qui suivent

Faut-il demander plusieurs devis ?
Deux ou trois suffisent, à condition de les ramener au même périmètre : même nombre de pages, même répartition sur les textes et les photos. Sans ça vous comparez des montants qui ne veulent rien dire. Et n'écartez pas automatiquement le plus cher : regardez d'abord ce qu'il contient de plus.
Que doit contenir un devis de création de site ?
Le nombre de pages, qui écrit les textes, qui fournit les photos, le délai avec son point de départ, le prix d'une page supplémentaire, ce qui se passe pour les modifications après livraison, et à quel nom seront le domaine et l'hébergement. Si l'un de ces sept points manque, demandez-le par écrit avant de signer.
Peut-on récupérer son site si ça se passe mal ?
Si le domaine et l'hébergement sont à votre nom, oui, et facilement : vous changez les accès et vous confiez la suite à quelqu'un d'autre. Sinon, cela dépend entièrement de la bonne volonté d'en face. C'est pour ce scénario que la question numéro 1 existe.

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