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Combien coûte un site internet pour un artisan ?

Un artisan n'a pas besoin du même site qu'une boutique. Le budget réel, les pages qui servent, et celles pour lesquelles on vous fait payer pour rien.

VicouMis à jour le 30 août 20267 min de lecture
Une table basse en chêne terminée sur l'établi d'un atelier de menuiserie, entourée des outils et des copeaux

Entre 900 et 5 000 euros, comme tout site vitrine, et un artisan qui travaille seul ou à quelques-uns se situe dans le bas de cette fourchette. Le chiffre vient de France Num, le service de l’État pour la numérisation des entreprises, mis à jour le 20 juin 2025. C’est l’un des sites les moins chers à faire, pour une raison simple : vous avez déjà le plus cher, vos photos de chantier. Ce qui plombe un devis d’artisan, c’est ce qu’on vous ajoute et qui ne sert à rien.

Combien coûte le site d’un artisan, en pratique ?

Quatre pages suffisent à la plupart des artisans, et un site de quatre pages construit à partir d’un modèle se situe dans le bas de la fourchette. Au-delà de 1 500 euros, il faut une raison précise, et un site d’artisan en a rarement une.

Les fourchettes générales et ce qui les explique sont détaillées dans le guide sur ce que coûte un site internet, ligne par ligne. Trois choses seulement changent quand on est artisan :

  • Vos photos existent déjà. Un plaquiste, un menuisier ou un paysagiste photographie ses chantiers depuis des années. C’est le poste le plus cher d’un site, et vous l’avez déjà payé.
  • Vous n’avez pas de catalogue. Pas de fiches produit, pas de stock, pas de paiement en ligne. C’est ce qui coûte le plus cher ailleurs.
  • Vos textes tiennent en une page. Ce que vous faites, où vous intervenez, depuis combien de temps. Vous le dites déjà dix fois par semaine au téléphone.

Un artisan a-t-il vraiment besoin d’un site aujourd’hui ?

Oui, mais pas pour la raison qu’on vous donne d’habitude. Un site d’artisan ne sert pas à trouver des clients au hasard : il sert à rassurer ceux qui vous ont déjà entendu nommer.

Le parcours réel de vos clients est presque toujours le même. Quelqu’un donne votre nom. La personne tape votre nom sur Google, ou trouve votre fiche. Elle regarde vos photos pendant trente secondes. Puis elle appelle, ou elle n’appelle pas.

C’est cette trentaine de secondes que le site sert. Si elle ne trouve rien à votre nom, elle appellera le suivant sur la liste, celui dont elle a vu le travail. Le bouche-à-oreille vous amène jusqu’à la porte, le site décide si on entre.

Ce qui veut dire, très concrètement : avant de payer un site, remplissez votre fiche Google, elle est gratuite et elle vous fait exister sur le plan. Le site vient après, pour montrer le travail que la fiche ne peut pas montrer. C’est expliqué en détail dans apparaître sur Google quand on est un commerce de quartier.

Photos de vos chantiers, ou photos de banque d’images ?

Les vôtres, sans hésiter, même moins belles. C’est l’écart de qualité le plus rentable de tout votre site, et il ne coûte rien.

Une photo de banque d’images se repère en une seconde : le chantier est trop propre, l’artisan sourit à l’objectif, la lumière est parfaite. Ce que le visiteur en conclut n’est pas « quel joli site », c’est « il ne me montre pas son vrai travail ».

Ce qui marche, et que vous avez déjà dans votre téléphone :

  • Des avant et après du même chantier, cadrés depuis le même endroit. C’est la preuve la plus efficace qui existe dans votre métier.
  • Des détails de finition. Une jonction propre, un raccord, une soudure. Ça parle aux gens qui ont déjà eu affaire à du travail bâclé.
  • Vous, sur un chantier. Pas en photo posée. Une photo de vous au travail vaut trois paragraphes de présentation.

Six à dix photos suffisent. Une galerie de soixante photos ne rassure pas davantage, elle noie les trois qui comptent.

Faut-il un formulaire de demande de devis ?

Oui, mais court, et jamais à la place du téléphone.

Le réflexe est de demander tout ce dont vous aurez besoin : type de travaux, surface, budget, délai, adresse. Le résultat est un formulaire de douze champs que personne ne remplit un dimanche soir depuis un téléphone.

Ce qui fonctionne : le nom, le téléphone, et une case libre « décrivez votre projet en deux lignes ». Vous rappelez, et vous posez vos vraies questions en deux minutes de conversation. Un formulaire n’est pas un questionnaire, c’est une porte.

Et gardez le numéro de téléphone visible en haut de chaque page, cliquable. Dans le bâtiment, la majorité des contacts se font par appel, pas par formulaire.

Combien de pages suffisent, honnêtement ?

Quatre. Au-delà, on vous vend des pages que personne n’ouvre.

Page Ce qu’elle contient Pourquoi elle sert
Accueil ce que vous faites, où, votre téléphone, trois photos 80 % des visiteurs ne verront que celle-là
Réalisations 6 à 10 chantiers, avec des avant et après c’est la page qui décide de l’appel
Prestations la liste de ce que vous faites, en mots simples c’est ce que les gens tapent sur Google
Contact téléphone, formulaire court, zone d’intervention la fin du parcours

Ce dont vous n’avez pas besoin, et qui apparaît sur la moitié des devis : une page « notre histoire », un blog que vous ne tiendrez pas, une page « nos valeurs », un espace client. Chacune coûte, aucune ne fait sonner le téléphone.

Ce que je facture, et pourquoi

  • 490 €, bientôt disponible, si vous montez le site vous-même, guidé par des vidéos. Pour un artisan qui a déjà ses photos, ce sera souvent le bon choix.
  • 1 190 € si je le monte pour vous : vous m’envoyez vos photos et trois phrases sur votre métier, et le site est en ligne sous 15 jours ouvrés, à partir de la date de démarrage que je vous confirme par écrit, une fois l’acompte encaissé et vos contenus reçus.
  • À partir de 2 400 € si vous voulez un site entièrement dessiné pour vous.

À côté, l’hébergement, de 31 à 132 € HT par an au tarif de renouvellement, relevé le 30 août 2026, payé directement à l’hébergeur, sur un compte à votre nom.

Pour un artisan, le point qui compte le plus est de pouvoir ajouter un chantier soi-même : un site de réalisations qui s’arrête au chantier de l’année dernière fait plus de mal que pas de site du tout.

Sur la première formule, des vidéos vous montrent le geste. Sur les deux autres, elles sont une option : 149 € sur la formule que je monte pour vous, 89 € sur Signature, avec six mois de questions par e-mail compris.

Voir les trois formules en détail

Les questions qui suivent

Un artisan peut-il se contenter d'une fiche Google ?
Au démarrage, oui, et c'est même par là qu'il faut commencer puisque c'est gratuit. La limite arrive vite : une fiche montre quelques photos et vos horaires, elle ne montre pas dix chantiers avec des avant et après. C'est cette preuve-là qui fait décrocher le téléphone sur un devis à plusieurs milliers d'euros.
Faut-il afficher ses tarifs sur son site ?
Rarement un prix ferme, souvent un ordre de grandeur. « À partir de » ou une fourchette au mètre carré évite les appels de gens qui n'ont pas du tout le budget, et ça fait gagner du temps aux deux. Si vos chantiers sont trop variables, dites-le, c'est déjà une information.
Combien de photos de chantier faut-il ?
Six à dix, choisies, plutôt que soixante en vrac. Privilégiez des chantiers différents les uns des autres plutôt que dix vues du même. Et ajoutez-en un ou deux par an : c'est ce qui montre que vous travaillez toujours.
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