Combien coûte un site internet pour un restaurant ?
Menu, réservation, photos : ce qui fait vraiment monter la note d'un site de restaurant, et le budget à prévoir selon la taille de votre salle.

Entre 900 et 5 000 euros, comme tout site vitrine, et la grande majorité des restaurants indépendants se situe dans le bas de cette fourchette. Le chiffre vient de France Num, le service de l’État pour la numérisation des entreprises, mis à jour le 20 juin 2025. Ce qui fait monter la note, ce n’est ni le nombre de pages ni le design : c’est la réservation en ligne, et le fait que votre carte change. Voilà ce que vous payez vraiment.
Combien coûte le site d’un restaurant, en pratique ?
Un restaurant a besoin d’un petit site, et c’est une bonne nouvelle pour votre budget. Quatre ou cinq pages suffisent, et les fourchettes sont les mêmes que pour n’importe quelle petite entreprise : autour de 500 à 900 euros si vous partez d’un modèle, 1 500 à 3 000 si le site est dessiné pour vous. Le détail de ce qui explique cet écart est dans le guide sur ce que coûte un site internet, ligne par ligne.
Deux choses seulement sont propres à la restauration, et ce sont elles qui décident du budget :
- la réservation en ligne, qui n’est presque jamais comprise dans le prix du site ;
- la carte, parce qu’un menu qui change toutes les semaines n’est pas un contenu, c’est une routine.
Le reste, un restaurant l’a déjà : des photos, une adresse, des horaires, une histoire.
Qu’est-ce qu’un restaurant doit vraiment avoir sur son site ?
Cinq choses, et un client en cherche trois avant même de lire votre nom : où vous êtes, quand vous êtes ouverts, ce que vous servez.
- Les horaires, visibles sans faire défiler la page, et à jour. C’est la première cause d’appel et la première cause de déception.
- L’adresse avec un plan cliquable, qui ouvre l’itinéraire d’un doigt.
- La carte, lisible sur téléphone.
- Le téléphone en un bouton. La moitié des visites d’un site de restaurant finissent par un appel.
- Cinq à dix photos de vos plats et de votre salle.
Ce dont vous n’avez pas besoin, et qu’on vous vendra quand même : une page « notre histoire » de deux écrans, un carrousel animé sur l’accueil, une galerie de trente photos. Ça ne remplit pas une salle.
Faut-il payer un module de réservation ?
Ça dépend d’une seule chose : est-ce que vous refusez déjà du monde au téléphone ?
Si votre téléphone suffit, un bouton d’appel bien placé fait le travail et coûte zéro euro. Les réservations en ligne ont un coût réel, qui prend deux formes selon les acteurs : un abonnement mensuel, ou une commission par couvert réservé. Dans les deux cas, c’est une charge permanente, pas un achat.
Le calcul honnête à faire avant de signer : combien de couverts par mois cette solution doit-elle vous apporter en plus pour se rembourser ? Si la réponse dépasse ce que vous refusez aujourd’hui, elle ne se rembourse pas, elle déplace simplement des réservations que vous auriez eues au téléphone.
⚠️ Un point que peu de prestataires précisent : ces modules appartiennent à des services extérieurs, avec leur propre contrat et leurs propres conditions. Le site les affiche, il ne les contient pas. Demandez toujours qui les configure, qui les maintient, et ce qui se passe le jour où le service change ses tarifs.
Et si la carte change toutes les semaines ?
C’est le point qui coûte le plus cher sur trois ans, et il n’apparaît jamais sur un devis.
Un menu qui change chaque semaine, c’est cinquante modifications par an. Si chaque modification est facturée 30 ou 40 euros, votre site à 800 euros vous en coûte 2 300 la première année. Si vous pouvez la faire vous-même en cinq minutes, elle coûte zéro.
C’est la seule question qui compte vraiment quand vous comparez deux devis de restaurant : est-ce que je peux changer ma carte tout seul, un dimanche soir, sans appeler personne ?
Trois manières de s’en sortir, de la moins bonne à la meilleure :
- La carte en PDF. C’est la solution la plus répandue et la plus mauvaise. Sur un téléphone, un PDF s’ouvre mal, force à zoomer, et donne une impression d’amateur au moment précis où le client décide.
- Une photo de la carte. Même problème, en pire : le texte n’est pas lisible par les moteurs de recherche, donc vos plats n’existent pas pour Google.
- Une vraie page menu, que vous modifiez vous-même. C’est ce qu’il faut viser, et c’est ce qui rend le site autonome.
Ce que je facture, et pourquoi
Trois formules à prix fixe, annoncés avant de commencer.
- 490 €, bientôt disponible, si vous montez le site vous-même, guidé par des vidéos. Pour un restaurant qui a déjà ses photos et son texte, ce sera souvent suffisant.
- 1 190 € si je le monte pour vous : vous m’envoyez la carte, les photos et les horaires, et le site est en ligne sous 15 jours ouvrés, à partir de la date de démarrage que je vous confirme par écrit, une fois l’acompte encaissé et vos contenus reçus.
- À partir de 2 400 € pour un site entièrement dessiné pour votre maison.
À côté, l’hébergement, de 31 à 132 € HT par an au tarif de renouvellement, relevé le 30 août 2026, payé directement à l’hébergeur et à votre nom.
Pour un restaurant, la vraie question est de savoir qui changera la carte. Sur la première formule, des vidéos vous montrent chaque geste et vous êtes autonome dès le premier jour. Sur les deux autres, ces vidéos sont une option : 149 € sur la formule que je monte pour vous, 89 € sur Signature, et six mois de questions par e-mail sont compris.
Ce n’est pas un détail de tarif : c’est ce qui décide si votre carte sera encore à jour dans six mois.
Les questions qui suivent
Faut-il mettre sa carte en PDF ou en page ?
Un site remplace-t-il une fiche Google pour un restaurant ?
Peut-on changer son menu soi-même ?
Un avis sur votre cas précis ?
Dites-moi votre métier et ce que vous avez déjà. Je vous dis ce qui vaut le coup, même si la réponse est « pas maintenant ».
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