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Le site d'un coach sportif : ce qu'il doit montrer avant le premier appel

Mis à jour le 24 septembre 20269 min de lecture
Un tapis déroulé et deux haltères dans une petite salle en lumière du jour

Quelqu’un qui cherche un coach sportif n’achète pas une séance. Il achète le fait d’oser pousser la porte. Votre site sert à ça, et à rien d’autre : rassurer une personne qui a peur d’être la moins en forme du groupe, et lui donner les informations qui décident de l’appel.

Question 1 sur 7

Que cherche quelqu’un avant de contacter un coach sportif ?

Quatre choses, presque toujours dans cet ordre, et souvent depuis un téléphone le soir :

  1. Où vous coachez. En salle, chez le client, en extérieur, en visio. C’est éliminatoire : si votre parc est à l’autre bout de la ville, la personne ne vous écrira jamais.
  2. Combien ça coûte. La séance à l’unité, et le prix quand on en prend plusieurs.
  3. Si vous coachez des gens comme elle. Une personne qui reprend après des années sans sport ne se projette pas dans un site qui ne montre que des abdominaux.
  4. Quand vous êtes disponible. Le midi, le soir après le travail, le samedi matin. C’est la question qui bloque le plus de prises de contact.

Ces quatre réponses tiennent sur la page d’accueil, en haut. Pas dans une page « tarifs » au fond du menu.

Question 2 sur 7

Faut-il afficher ses tarifs ?

Oui. C’est le point sur lequel les coachs hésitent le plus, et c’est celui qui coûte le plus cher quand on l’évite.

Sans prix, le visiteur ne vous écrit pas pour demander. Il suppose que c’est trop cher, et il regarde le suivant. Vous ne le saurez jamais, parce qu’un client qui part ne laisse aucune trace.

Ce qui suffit à afficher :

  • la séance à l’unité, votre prix plein ;
  • le pack de plusieurs séances, pour montrer l’écart quand on s’engage ;
  • le tarif en duo ou en petit groupe, si vous en proposez : c’est souvent ce qui fait venir la personne qui n’ose pas seule ;
  • le supplément de déplacement, si vous allez chez le client au-delà d’une zone.

Si vos prix changent selon le lieu ou le nombre de personnes, écrivez « à partir de ». Un ordre de grandeur suffit : il fait venir les gens qui ont le budget, et il écarte les autres avant l’appel de découverte.

Question 3 sur 7

Quelles pages suffisent à un coach sportif ?

Quatre. Au-delà, on vous vend des pages que personne n’ouvre.

Page Ce qu’elle contient Pourquoi elle sert
Accueil où, combien, pour qui, et un bouton pour réserver la plupart des visiteurs ne verront que celle-là
Le coaching vos formules, le déroulé d’une séance, le bilan de départ, les tarifs c’est la page qui répond aux objections
Qui je suis votre parcours, votre diplôme, votre carte professionnelle c’est ce qui vous distingue de l’inconnu d’à côté
Contact téléphone, formulaire court, zone d’intervention, créneaux la fin du parcours

Si vous vous déplacez dans plusieurs communes, une page par zone se justifie, à condition d’écrire un vrai texte pour chacune. Une page vide avec un nom de ville ne sert à personne. Et le point de départ reste votre fiche Google, qui est gratuite : apparaître sur Google quand on est un commerce de quartier.

Ce dont vous n’avez pas besoin au démarrage, et qu’on retrouve souvent dans les devis : un espace membre, une application pour suivre les programmes de vos élèves, une boutique de programmes en PDF, un calculateur d’IMC, un blog que vous ne tiendrez pas. Chacun coûte, aucun ne remplit votre agenda du mois prochain.

Question 4 sur 7

Quelles photos mettre, et lesquelles font fuir ?

Des photos de vos vraies séances, avec de vraies personnes qui ressemblent à vos clients.

C’est l’erreur qu’on voit le plus souvent dans ce métier : un site rempli de corps de compétition, de barres chargées et de gros plans de muscles. Ces images parlent à des gens déjà entraînés, qui n’ont pas besoin de vous. La personne qui a peur de recommencer le sport les regarde et se dit « ce n’est pas pour moi ».

Ce qui marche :

  • vous en train de corriger un geste, pas vous en train de poser ;
  • des clients ordinaires en train de travailler, souriants ou concentrés, jamais à l’épuisement ;
  • le lieu réel où se passe la séance : la salle, le parc, le salon du client. Les gens veulent savoir où ils mettent les pieds.

Deux règles évitent les ennuis. Les photos de banque d’images se repèrent tout de suite et laissent penser que vous n’avez rien de vrai à montrer. Et toute personne reconnaissable doit vous avoir donné son accord, de préférence écrit : un client en tenue de sport, ça se demande avant, pas après. Les gestes qui font une photo correcte au téléphone sont ici : les photos qui marchent, et celles qui font fuir.

Question 5 sur 7

Comment laisser les gens réserver sans y passer ses soirées ?

En donnant deux chemins, pas cinq.

Le premier est le téléphone, visible en haut de chaque page et cliquable. Beaucoup de premiers contacts se font par appel ou par message, parce que la personne a une question qu’elle n’ose pas écrire.

Le second est un formulaire court, ou un lien vers votre agenda en ligne si vous en utilisez un. Trois champs suffisent : le prénom, le téléphone, et une case libre « dites-moi où vous en êtes ». Un formulaire n’est pas un questionnaire, c’est une porte.

Deux précisions qui comptent pour ce métier :

  • Ne demandez pas d’informations de santé dans le formulaire du site. Blessures, traitements, poids, grossesse : ce sont des données sensibles. Elles se recueillent au bilan de départ ou sur un document dédié, pas dans une boîte de réception.
  • Une séance d’essai fait plus que n’importe quel argument. Si vous en proposez une, elle mérite d’être le bouton principal de la page d’accueil, avec son prix et sa durée écrits noir sur blanc.

Question 6 sur 7

Qu’est-ce qu’un coach sportif ne peut pas écrire sur son site ?

Le métier est réglementé, et c’est plutôt une bonne nouvelle : ça vous distingue de n’importe qui qui se dit coach sur les réseaux.

  • Montrez votre diplôme et votre carte professionnelle d’éducateur sportif. La carte est obligatoire pour exercer, et elle s’affiche dans votre lieu d’exercice. Rien ne vous oblige à la mettre sur le site, mais c’est votre meilleur argument. Elle a sa place sur la page « qui je suis », pas en petit dans le pied de page.
  • Ne promettez pas un résultat chiffré. Un nombre de kilos, un tour de taille, un délai avant l’été. Vous ne maîtrisez ni le sommeil ni l’assiette de la personne, et une promesse de résultat vous expose.
  • Attention aux conseils alimentaires. Un éducateur sportif n’est pas diététicien. Vous pouvez donner des conseils généraux d’hygiène de vie, vous ne pouvez pas vendre un plan alimentaire personnalisé. Si votre site laisse croire le contraire, corrigez-le.
  • Pas d’avis inventés, pas de faux avant-après. Un témoignage écrit par vous, ou une photo de transformation qui n’est pas celle d’un de vos clients, est une pratique commerciale trompeuse. Mieux vaut quelques avis sincères qu’une page entière de faux.

Question 7 sur 7

Combien coûte le site d’un coach sportif ?

Chez moi, trois façons de le faire, selon qui travaille :

  • 490 €, bientôt disponible, si vous montez le site vous-même, guidé par des vidéos qui montrent chaque geste. Je ne monte rien, c’est ce qui fait le prix.
  • 1 190 € si je le monte pour vous : acompte de 357 € à la commande, solde de 833 € à la mise en ligne, et le site est en ligne sous 15 jours ouvrés à partir de la date de démarrage confirmée par écrit.
  • À partir de 3 000 € si vous voulez un site entièrement dessiné pour vous, montant au devis.

Selon le modèle, 4 à 6 pages sont comprises, et une page en plus coûte 90 €. Sur les deux dernières formules, vous avez 6 mois de questions par e-mail. Les vidéos qui vous rendent autonome sont comprises dans la première formule, et en option à 149 € depuis la deuxième, 89 € depuis Signature.

Voir les trois formules en détail

Questions fréquentes

Un compte Instagram suffit-il pour un coach sportif ?

Pour montrer vos séances, oui, et c'est souvent par là qu'on vous découvre. La limite arrive quand quelqu'un cherche vos tarifs, vos créneaux ou votre zone : ces informations disparaissent dans le fil au bout de quelques jours. Le sujet est traité dans [site internet ou page Facebook](/fr/blog/site-internet-ou-page-facebook/).

Faut-il vendre ses séances directement en ligne ?

Rarement au démarrage. Encaisser en ligne ajoute de la technique et des règles pour un gain faible tant que les demandes ne sont pas régulières. Faites d'abord réserver, encaissez comme vous le faites déjà, et voyez dans quelques mois.

Faut-il une application pour ses élèves ?

C'est un autre métier que le site, et un autre budget. Tant que votre agenda n'est pas plein, un site clair qui fait réserver rapporte plus qu'une application de suivi. Si vous y pensez sérieusement, dites-moi ce dont vous avez besoin, on regardera ensemble ce qui est possible.

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