
Cet article est pour vous si vous tenez une boutique de fleurs et que vous n’avez pas encore de site. Votre métier cumule deux particularités : ce que vous avez à vendre change toutes les semaines, et une bonne partie de vos clients vous cherchent pressés, parfois pour un enterrement. Un site de fleuriste qui marche répond à ça. Le reste est de la décoration.
Question 1 sur 7
Que cherchent vos clients avant de pousser la porte ?
Trois choses, presque toujours dans cet ordre : êtes-vous ouvert, livrez-vous chez moi, à quoi ressemblent vos bouquets.
- Vos horaires, avec le dimanche et les jours fériés en premier. Quelqu’un qui cherche des fleurs un dimanche matin ne cherche pas un fleuriste, il cherche un fleuriste ouvert.
- Votre zone de livraison et l’heure limite de commande. Jusqu’où vous allez, et jusqu’à quelle heure on peut commander pour être livré le jour même.
- Vos compositions, les vraies. Celles que vous avez faites cette saison, photographiées sur votre comptoir.
- Votre numéro de téléphone en haut de chaque page, sur lequel on appuie pour appeler. Beaucoup de vos commandes se règlent en deux minutes de conversation.
Avant même de payer un site, remplissez votre fiche Google : c’est gratuit, c’est ce qui affiche vos horaires et votre itinéraire, et c’est souvent la première chose qu’on voit de vous. La méthode est détaillée dans apparaître sur Google quand on est un commerce de quartier.
Question 2 sur 7
Faut-il vendre ses bouquets en ligne ?
Rarement au démarrage, et jamais sous forme de catalogue complet.
Un catalogue suppose que vous ayez toujours en stock ce qui est affiché. Vous, vous achetez ce que le marché a ce matin. Une boutique en ligne remplie variété par variété devient fausse très vite, et une boutique fausse fait plus de mal que pas de boutique du tout : le client commande des renoncules, vous rappelez pour dire qu’il n’y en a plus, et la commande tombe.
Ce qui tient dans la durée, c’est de vendre des formats, pas des variétés :
- une composition du moment en trois tailles, avec une photo d’exemple et la mention que les fleurs suivent la saison ;
- une ou deux gammes de couleurs, si vous voulez laisser le choix ;
- les demandes particulières par téléphone ou par un bon de commande court.
C’est exactement ce qu’une petite boutique en ligne sait tenir : quinze produits au maximum, deux axes de déclinaison, par exemple la taille et la gamme de couleurs, sur Shopify. Au-delà, ce n’est plus un site, c’est de la gestion de stock tous les matins. Pour trancher entre la vitrine et la boutique, voir site vitrine ou boutique en ligne.
Question 3 sur 7
Comment présenter les commandes pour un deuil ?
C’est la page que les sites de fleuristes traitent le plus mal, et c’est souvent celle qui rapporte le plus.
Les gens qui la cherchent sont pressés, souvent le soir, parfois depuis une autre région. Ils n’osent pas demander le prix. Ce qu’il leur faut :
- Les formes que vous savez faire, dites avec leurs noms : gerbe, coussin, raquette, couronne, bouquet rond.
- Un prix de départ par forme. Pas un tarif ferme, un « à partir de ». Ça évite la gêne, et les appels de gens qui ne sont pas du tout sur le même budget.
- Le délai dont vous avez besoin, et le fait que vous livrez directement au lieu de la cérémonie.
- Votre téléphone, en gros, en haut de la page.
Sur le ton : sobre, court, sans mise en avant commerciale. Une composition de deuil affichée à côté d’une promotion de Saint-Valentin, c’est le genre de détail qui fait fermer l’onglet.
Question 5 sur 7
Que faire des grosses journées de l’année ?
Saint-Valentin, fête des mères, muguet du 1er mai, Toussaint. Ces journées pèsent lourd dans votre année, et elles ont toutes le même besoin : une information temporaire, visible tout de suite. Trois choses à changer vous-même :
| Ce que vous changez | Où | Quand |
|---|---|---|
| Un bandeau « commandes ouvertes jusqu’au… » | en haut de l’accueil | quand vous ouvrez les commandes |
| Les horaires exceptionnels | accueil et page contact | dès que vous les connaissez |
| La photo principale et le prix de départ | accueil | dès que vous savez ce que vous aurez au marché |
Le point qui décide tout : vous devez pouvoir le faire seul, en quelques minutes. Si chaque bandeau demande d’écrire à quelqu’un et d’attendre, il ne sera jamais posé, et le site vieillira sur la Saint-Valentin de l’an dernier. C’est pour ça que mes modèles se modifient sans toucher au code.
Question 6 sur 7
Quelles pages servent, et lesquelles ne servent à rien ?
Quatre pages couvrent la quasi-totalité des boutiques de fleurs.
| Page | Ce qu’elle contient | Pourquoi elle sert |
|---|---|---|
| Accueil | qui vous êtes, horaires, téléphone, livraison, quelques photos | c’est la seule page que verront beaucoup de visiteurs |
| Compositions | des exemples par occasion, avec des prix de départ | c’est là qu’on décide d’appeler |
| Deuil | les formes, les prix de départ, le délai, le téléphone | une demande urgente qui ne doit pas se perdre |
| Contact et livraison | adresse, plan, horaires, zone et heure limite de livraison | la fin du parcours |
Ce dont vous n’avez pas besoin, et qu’on ajoute souvent sur les devis : une page sur le langage des fleurs, un blog que vous ne tiendrez pas, une page « nos valeurs », un agenda de rendez-vous en ligne. Une page mariage se justifie seulement si vous en faites vraiment.
Question 7 sur 7
Combien ça coûte chez moi, et qu’est-ce qui est compris ?
Trois formules, et la différence tient à qui monte le site.
- 490 €, bientôt disponible, si vous le montez vous-même, guidé par des vidéos pas à pas. Je ne monte rien, c’est ce qui fait le prix.
- 1 190 € si je le monte pour vous : acompte de 357 € à la commande, solde de 833 € à la mise en ligne. Le site est en ligne sous 15 jours ouvrés à partir de la date de démarrage que je vous confirme par écrit. C’est un engagement, pas une estimation.
- À partir de 3 000 € pour un site entièrement dessiné pour vous, montants au devis.
Ce qui est compris : 4 à 6 pages selon le modèle, de quoi loger l’accueil, les compositions, le deuil et la livraison sans rien serrer. Une page en plus coûte 90 €. Les vidéos sont comprises dans la première formule et disponibles en option ailleurs : 149 € depuis la formule que je monte pour vous, 89 € depuis Signature. Sur les deux dernières formules, vous avez 6 mois de questions par e-mail : je réponds, je n’interviens pas à votre place sur le site.
Questions fréquentes
Un fleuriste peut-il se contenter d'une fiche Google ?
Au démarrage oui, et c'est par là qu'il faut commencer puisque c'est gratuit. Elle donne vos horaires, votre téléphone et l'itinéraire. Elle ne sait pas expliquer votre zone de livraison, ni présenter vos compositions de deuil avec un prix de départ. C'est là que le site prend le relais.
Faut-il afficher ses prix quand les fleurs changent tout le temps ?
Oui, sous forme de prix de départ par taille et par occasion. Personne ne vous demande un tarif ferme sur une fleur dont le cours bouge d'un marché à l'autre. Un « à partir de » suffit à ce que le client sache s'il est dans le bon ordre d'idée.
Faut-il un paiement en ligne pour la Saint-Valentin ?
Seulement si vous êtes prêt à suivre les commandes en direct ce jour-là, entre le comptoir et les livraisons. Beaucoup de boutiques s'en sortent mieux avec le téléphone et un bandeau qui annonce la date limite. Si vous voulez du paiement en ligne, on le fait sur quinze produits au maximum, en formats plutôt qu'en variétés.
Je vends aussi des plantes, des pots et des cadeaux, ça change quoi ?
Ça peut tenir dans une page de plus, ou dans une petite boutique selon ce que vous voulez encaisser en ligne. Dites-moi ce dont vous avez besoin, on regardera ensemble ce qui est possible.