
Vous réparez des voitures, vous n’avez jamais eu de site, et vous hésitez entre le bricoler un dimanche et payer une agence trop cher. Cet article ne parle pas de technique. Il parle de ce qu’une personne dont la voiture fait un bruit bizarre cherche sur son téléphone, et de ce qui la décide à composer votre numéro plutôt que le suivant.
Question 1 sur 7
Que cherche quelqu’un avant d’appeler un garage ?
Cinq choses, presque toujours les mêmes, et presque toujours dans cet ordre.
- Êtes-vous ouvert, et jusqu’à quand ? Les horaires, la pause du midi, et surtout le samedi matin. L’information la plus regardée, et la plus souvent absente.
- Où êtes-vous, et où je laisse la voiture ? L’adresse, un repère dans la rue, où se garer en arrivant, et si on peut déposer les clés avant l’ouverture.
- Est-ce que vous prenez la mienne ? Sa marque, son âge, une boîte automatique, un utilitaire, un hybride, un véhicule électrique. On n’appelle pas quand on ne sait pas si vous touchez à sa voiture.
- Est-ce que vous faites ce dont j’ai besoin ? Révision, embrayage, distribution, climatisation, pneus, carrosserie, recherche de panne, contre-visite.
- Dans combien de temps, et comment je fais sans voiture ? Le délai pour un rendez-vous, et ce que vous proposez en attendant.
Un site qui répond à ces cinq questions dès les premiers écrans a fait son travail. Le reste est du décor.
Deux conséquences. Votre numéro reste visible en haut de chaque page, et cliquable : dans ce métier, on appelle bien plus qu’on n’écrit. Et vos horaires vivent sur le site comme sur votre fiche Google, gratuite, à remplir avant même de penser au site : apparaître sur Google quand on est un commerce de quartier.
Question 2 sur 7
Quelles pages suffisent pour un garage ?
Quatre. Le reste, ce sont des pages qu’on vous facture et que personne n’ouvre.
| Page | Ce qu’elle contient | Pourquoi elle sert |
|---|---|---|
| Accueil | les voitures que vous prenez, horaires, téléphone | beaucoup de visiteurs s’arrêtent là |
| Réparations | révision, freins, distribution, clim, pneus, panne | c’est sous ces mots-là qu’on vous cherche |
| Le garage | vous, l’équipe, l’atelier, le pont, les marques traitées | c’est ce qui met en confiance |
| Contact | téléphone, adresse, plan, où déposer la voiture | l’adresse et le numéro, en clair |
Une cinquième page se justifie dans un cas : une activité qui est un métier à part, la carrosserie par exemple, ou une marque sur laquelle vous êtes spécialisé. Les gens la cherchent sous son nom, elle mérite sa page.
Question 3 sur 7
Comment rassurer quelqu’un qui a peur de la facture ?
C’est la vraie question de votre métier. Vos clients ne doutent pas de votre compétence, ils ont peur de la note. Un site de garage qui ne parle pas d’argent laisse cette peur intacte.
Ce qui la désamorce tient en quelques lignes, écrites noir sur blanc :
- Votre taux horaire. Il est déjà affiché dans l’atelier. Le remettre sur le site ne vous coûte rien et coupe court à la question qui bloque l’appel.
- Un ou deux forfaits courants, révision ou plaquettes, avec ce qu’ils comprennent. Deux exemples suffisent à donner le niveau.
- Votre façon de travailler : un devis avant toute intervention, un accord avant de commencer, un appel si vous découvrez autre chose en démontant.
- Le choix des pièces, d’origine ou équivalentes moins chères, et le prix qui change en conséquence.
- Les pièces remplacées rendues à qui le demande. C’est un détail, et un des arguments les plus forts que vous ayez.
Ajoutez vos avis. Dans ce métier, ce sont eux qui font le travail de confiance que les mots ne font plus : demander des avis Google sans être gênant.
Question 4 sur 7
Faut-il une prise de rendez-vous en ligne ?
Rarement, et pas au démarrage. Vous ne savez pas combien de temps prend une intervention avant d’avoir vu la voiture. Un créneau réservé en ligne pour « bruit à l’avant droit » vous fait perdre plus de temps qu’il ne vous en fait gagner, et vous met en faute aux yeux du client le jour où vous décalez.
Ce qui fonctionne à la place : un formulaire court, et le téléphone partout. Quelques champs suffisent, le nom, le numéro, la voiture et son année, une case libre pour décrire le bruit ou le voyant allumé. Vous rappelez, vous posez vos vraies questions en direct, et vous placez le rendez-vous en connaissance de cause. Un formulaire à rallonge rempli un dimanche soir sur un téléphone, ça n’arrive pas.
Question 5 sur 7
Quelles photos mettre quand on est garagiste ?
Les vôtres, prises au téléphone, même imparfaites. Ce que vos clients veulent voir est précis :
- La devanture depuis la rue, comme on la voit en arrivant. Un garage se trouve mal, cette photo sert.
- L’atelier rangé. Pour un client, un atelier propre est le signe d’un travail propre. Rangez le cadre avant de déclencher.
- Vous et l’équipe en tenue. La photo qu’on saute par gêne, et celle qui fait la différence.
- Vos équipements : le pont, la valise de diagnostic, la station de climatisation. Ils prouvent que vous n’improvisez pas.
- Des avant et après si vous faites de la carrosserie. Ça se juge d’un coup d’œil.
Ce qui fait fuir : les moteurs brillants des banques d’images et les mains parfaitement propres sur un bloc neuf. Ça se repère tout de suite, et le visiteur en conclut que vous ne montrez pas votre vrai atelier. Une photo prise au téléphone dans votre atelier vaut mieux qu’une image achetée.
Question 6 sur 7
Qu’est-ce qui ne sert à rien pour un garage ?
Quatre choses reviennent sur les devis, et aucune ne fait sonner le téléphone.
- Une boutique de pièces en ligne. Les références et les compatibilités sont un métier entier. Je monte bien des boutiques, sur Shopify, jusqu’à 15 produits et 2 axes de déclinaison : une petite gamme, pas un catalogue de pièces.
- Un devis chiffré automatique. Impossible sans voir la voiture, et le chiffre affiché devient une promesse qu’on vous opposera au moment de régler.
- Un blog auto. Vous ne le tiendrez pas, et ce n’est pas ce qu’on cherche à votre nom.
- Une page « nos valeurs ». Dans ce métier, vos valeurs, c’est le devis avant intervention et les pièces rendues. Ça se démontre.
Question 7 sur 7
Combien ça coûte, et comment je travaille ?
Trois formules, et ce que vous choisissez, c’est surtout qui fait le travail.
- 490 €, bientôt disponible, si vous montez le site vous-même, guidé pas à pas par des vidéos. Je ne monte rien, c’est ce qui fait le prix.
- 1 190 € si je le monte pour vous : 357 € à la commande, 833 € à la mise en ligne. Le site est en ligne sous 15 jours ouvrés à partir de la date de démarrage confirmée par écrit. C’est un engagement, pas une estimation.
- À partir de 3 000 € pour un site entièrement dessiné pour vous, montants au devis.
4 à 6 pages sont comprises selon le modèle, une page en plus coûte 90 €. Les vidéos qui vous rendent autonome sont comprises dans la première formule, en option à 149 € sur la deuxième et 89 € sur Signature. Sur les formules 2 et 3, 6 mois de questions par e-mail : je réponds, je n’interviens pas sur le site à votre place.
Pour un garage, les gestes qui comptent le plus sont de changer ses horaires soi-même, un samedi fermé, la semaine de fermeture annuelle, et d’ajouter une réparation à la liste le jour où vous vous équipez pour la clim. C’est exactement ce que les vidéos montrent.
Si votre besoin sort de ce cadre, dites-moi ce dont vous avez besoin, on regardera ensemble ce qui est possible.
Questions fréquentes
Une fiche Google suffit-elle pour un garage ?
Pour démarrer oui, et il faut commencer par là puisque c'est gratuit. La limite arrive vite : elle donne vos horaires et votre adresse, pas les voitures que vous prenez ni votre façon de faire un devis. C'est pourtant ça qui décide l'appel quand la réparation se chiffre en centaines d'euros.
Faut-il afficher ses tarifs sur le site ?
Le taux horaire et un ou deux forfaits courants, oui. Le reste, non : sans avoir vu la voiture, un prix affiché se retourne contre vous. « Devis avant toute intervention » vaut mieux qu'un chiffre que vous devrez reprendre.
Faut-il une page par type de réparation ?
Seulement pour ce que les gens cherchent sous ce nom, dans votre ville. Une page carrosserie ou climatisation peut se justifier, dix pages techniques non. La méthode pour trancher : [les mots que vos clients tapent vraiment](/fr/blog/mots-cles-clients-site-internet/).
Et si je ne travaille que sur une ou deux marques ?
Dites-le dès la première ligne de l'accueil, avec le nom des marques. Vous perdez les appels qui ne vous concernent pas, et vous gagnez ceux qui cherchaient un spécialiste.