
Votre métier a une chance que beaucoup d’autres n’ont pas : le résultat de votre travail se photographie. Un jardin refait, une terrasse posée, une haie reprise en main, ça se voit tout de suite. Le problème n’est donc jamais d’avoir de quoi remplir un site. C’est de montrer les bonnes choses, dans le bon ordre, à quelqu’un qui compare trois noms sur son téléphone.
Question 1 sur 7
Que cherchent vos clients juste avant d’appeler ?
Trois choses, presque toujours dans cet ordre.
- Est-ce qu’il monte jusqu’à chez moi ? C’est la première question, et celle qui fait fermer la page le plus vite. Personne ne traverse le département pour une tonte, et le client le sait aussi bien que vous.
- Est-ce qu’il fait ce que je veux ? Tondre toutes les deux semaines et refaire un jardin de zéro, ce n’est pas le même métier dans la tête du client. Il cherche le sien.
- Est-ce que ça ressemble à chez moi ? Un propriétaire de maison de ville avec un mouchoir de poche derrière la maison ne se projette pas dans un parc arboré. Et l’inverse est vrai.
Si ces trois réponses ne sont pas visibles sans faire défiler la page, le visiteur repart. Il ne vous en veut pas, il ne sait juste pas si vous êtes pour lui.
Question 2 sur 7
Entretien ou création : faut-il choisir sur son site ?
Non, mais il faut séparer les deux dès l’accueil. Ce sont deux clients différents, avec deux budgets et deux façons de décider.
| Entretien | Création | |
|---|---|---|
| Ce qu’il cherche | quelqu’un de régulier, qui passe | quelqu’un qui dessine et qui réalise |
| Ce qui le décide | la fiabilité, la zone, le contrat à l’année | les photos de chantiers terminés |
| Ce qu’il veut savoir tout de suite | la fréquence, qui évacue les déchets verts | un ordre de grandeur, et le délai |
Deux blocs sur l’accueil, deux boutons, deux pages. Le client se range lui-même dans la bonne case sans réfléchir, et vous recevez des demandes déjà triées.
Si vous êtes déclaré en services à la personne pour l’entretien de jardin, écrivez-le clairement : pour un particulier, le crédit d’impôt change le coût réel de vos passages. Vérifiez les conditions en vigueur avant de les afficher, elles bougent.
Question 3 sur 7
Quelles photos de jardin convainquent vraiment ?
Les avant et après du même endroit, pris depuis le même point de vue. C’est la preuve la plus forte de votre métier, et presque personne ne la fait correctement.
Ce qui rate le plus souvent :
- L’avant n’existe pas. On pense à sortir l’appareil quand c’est beau, jamais quand c’est un terrain en friche. Prenez la photo avant de décharger la première brouette, c’est l’affaire d’un geste.
- Le cadrage a changé. Deux photos prises d’un angle différent ne se comparent pas. Repérez un point fixe, un coin de terrasse, un poteau, et replacez-vous là.
- La saison ment. Un chantier livré en novembre montre des plantations minuscules et une terre nue. Le même jardin en juin est méconnaissable. Datez vos photos, et si vous pouvez, repassez le photographier quand les plantations ont pris. Cette photo-là vend plus que tout le reste.
Ajoutez un ou deux gros plans de finition : une bordure nette, un raccord de pavage, une taille propre. Ça parle aux gens qui ont déjà eu affaire à du travail vite fait.
Huit à douze chantiers suffisent, choisis pour être différents les uns des autres. Une galerie de haies qui se ressemblent toutes ne rassure pas davantage, elle noie les trois photos qui comptent. Les gestes de base au téléphone sont détaillés dans ce qui marche et ce qui fait fuir en photo.
Question 4 sur 7
Faut-il afficher sa zone d’intervention ?
Oui, et en toutes lettres, pas sur une carte seule. Une carte est jolie, elle ne se lit pas quand on cherche le nom de sa commune.
Écrivez la liste des villes et des villages où vous allez, avec votre rayon habituel. C’est exactement ce que les gens tapent : votre métier, suivi du nom de leur commune.
Et c’est une question d’argent autant que de temps : vous groupez vos passages d’entretien par secteur, vous tirez une remorque, et vous repassez vider à la déchèterie. Une commune hors tournée vous coûte une matinée. Dites donc ce qui dépasse de la zone, et à quelle condition. « Au-delà, pour les chantiers de création de plusieurs jours » est une phrase honnête qui vous évite des appels inutiles.
Commencez par votre fiche Google, elle est gratuite et c’est elle qui vous place sur le plan. C’est expliqué dans apparaître sur Google quand on travaille en local.
Question 5 sur 7
Combien de pages, et lesquelles ?
Cinq, et c’est déjà confortable.
| Page | Ce qu’elle contient |
|---|---|
| Accueil | entretien d’un côté, création de l’autre, votre téléphone, trois photos, votre zone |
| Entretien | ce que comprend un passage, la fréquence, qui évacue les déchets verts |
| Création | comment ça se passe, de la visite au chantier terminé |
| Réalisations | huit à douze chantiers, avec des avant et après datés |
| Contact | téléphone cliquable, formulaire court, zone d’intervention |
Le formulaire tient en trois champs : le nom, le téléphone, une case libre. Vous rappelez, et vous posez au téléphone les questions que personne ne remplirait en ligne : l’accès au terrain, la largeur du portail, la pente, l’évacuation. Un formulaire n’est pas un questionnaire, c’est une porte. Gardez le numéro visible et cliquable en haut de chaque page : dans votre métier, la plupart des premiers contacts sont des appels.
Question 6 sur 7
Qu’est-ce qui ne sert à rien pour un paysagiste ?
Quatre choses reviennent souvent, et aucune ne fait sonner le téléphone.
- Le calculateur de devis au mètre carré. Votre prix dépend de l’accès, de la pente, de la nature du sol et de ce qu’il faut évacuer. Un chiffre automatique est souvent faux, et il vous engage.
- Le catalogue de végétaux. Des centaines de fiches à tenir à jour pour une information que le client trouve partout ailleurs. Montrez vos réalisations, pas une encyclopédie.
- Le blog de conseils jardinage. Il demande un article par mois, tous les mois. Sans ça, une page de conseils abandonnée en plein été dit surtout que vous avez arrêté.
- La boutique en ligne, sauf si vous vendez vraiment des produits. Une vitrine avec un bon téléphone fait mieux qu’un tunnel de paiement que personne n’utilise. Si vous avez une petite gamme à vendre, c’est un autre chantier : vitrine ou boutique en ligne.
Un dernier point de calendrier : le site doit être en ligne avant la reprise du jardin au printemps, pas pendant. Le mois où votre téléphone sonne est le pire moment pour trier des photos.
Question 7 sur 7
Ce que je facture, et pourquoi
- 490 €, bientôt disponible, si vous montez le site vous-même, guidé pas à pas par des vidéos. Pour un paysagiste qui a déjà ses photos de chantiers, c’est souvent le bon choix.
- 1 190 € si je le monte pour vous : acompte de 357 € à la commande, solde de 833 € à la mise en ligne. Le site est en ligne sous 15 jours ouvrés à partir de la date de démarrage que je vous confirme par écrit. C’est un engagement, pas une estimation.
- À partir de 3 000 € pour un site entièrement dessiné pour vous, montant au devis.
Les modèles comprennent de 4 à 6 pages selon celui que vous choisissez, et une page en plus coûte 90 €. Sur les deux dernières formules, les vidéos sont en option, 149 € avec la formule à 1 190 € et 89 € avec Signature, et vous avez six mois de questions par e-mail.
Le point qui compte le plus dans votre métier : pouvoir ajouter un chantier vous-même. Une page de réalisations qui s’arrête à la saison dernière fait plus de mal que pas de page du tout.
Questions fréquentes
Faut-il afficher ses tarifs d'entretien ?
Un ordre de grandeur, oui, un prix ferme, rarement. « À partir de, par passage » filtre les appels de gens qui n'ont pas du tout le budget, et ça fait gagner du temps aux deux. Pour la création, dites plutôt à quoi ressemble un petit et un gros chantier chez vous.
Que faire si mes chantiers sont tous petits ?
C'est un atout, à condition de l'assumer. Beaucoup de particuliers en ville n'osent pas appeler parce qu'ils croient leur jardin trop modeste. Montrez trois petits terrains refaits et écrivez-le en toutes lettres, vous récupérez des demandes que personne ne va chercher.
Une page Facebook ne suffit-elle pas ?
Elle fait une partie du travail, publier vos chantiers, et elle a une vraie limite : on ne retrouve pas dans un fil un avant et après publié la saison dernière. Le site est l'endroit où votre travail reste rangé et consultable, dans l'ordre que vous choisissez.
Je n'ai pas de photos d'avant, je commence comment ?
Par vos deux prochains chantiers. Une photo au déchargement, une à la fin, depuis le même endroit. Au bout de quelques chantiers vous avez de quoi faire une page de réalisations honnête, et vous prenez l'habitude pour les suivants.