
Cet article est pour vous si vous tenez une agence, seul ou à quelques-uns, et que vous n’avez pas encore de site. Votre métier a une particularité que les autres n’ont pas : vos annonces vivent déjà ailleurs, sur les portails. La vraie question n’est donc pas « comment mettre mes biens en ligne ». C’est « à quoi sert mon site, alors ».
Question 1 sur 7
Pourquoi un site quand les annonces sont déjà sur les portails ?
Parce que vous avez deux publics, et que les portails n’en servent qu’un.
L’acheteur ou le locataire part du bien. Il tape un secteur, un budget, un nombre de pièces. Il fait ça sur les portails, et il continuera. Vous ne gagnerez pas cette bataille, et ce n’est pas grave.
Le propriétaire, lui, part de vous. Il a vu votre panneau chez le voisin. On lui a donné votre nom au café. Il passe devant votre vitrine tous les jours. Alors il tape le nom de votre agence sur Google. Et là, il n’y a plus de portail : il n’y a que ce qu’il trouve à votre nom.
C’est ce visiteur-là qui signe les mandats. C’est donc lui qui paye votre année. Votre site sert d’abord à lui parler. Tout le reste passe après.
Avant même de payer un site, remplissez votre fiche Google : elle est gratuite et elle vous fait exister sur le plan du quartier. C’est détaillé dans apparaître sur Google quand on est un commerce de quartier.
Question 2 sur 7
Que regarde un propriétaire avant de vous confier son bien ?
Quatre choses, dans cet ordre, et il y passe très peu de temps.
- Est-ce que vous travaillez dans sa rue. Pas « dans le département ». Dans son secteur, ses quartiers, sa commune. Un propriétaire veut l’agence qui connaît son immeuble.
- Est-ce que vous vendez des biens comme le sien. Quelqu’un qui vend un deux-pièces ne se reconnaît pas dans une page remplie de villas. L’inverse est vrai aussi.
- Qui il aura au téléphone. Votre visage, votre prénom, depuis combien de temps vous êtes installé. L’immobilier est un métier de mandat : il confie la vente de ce qu’il possède de plus cher à une personne, pas à un logo.
- Ce que les autres en disent. Les avis se lisent avant l’appel, et dans ce métier ils pèsent lourd. Comment les demander sans forcer : demander des avis Google.
Ces quatre réponses doivent tenir sur la page d’accueil, visibles sans faire défiler longtemps. Le reste du site sert à les appuyer.
Question 3 sur 7
Faut-il mettre toutes ses annonces sur son site ?
Non, et c’est le poste sur lequel on fait payer le plus cher pour rien au démarrage.
Brancher votre logiciel métier sur votre site, pour que les annonces s’y recopient toutes seules, c’est un chantier technique à part entière. Ajoutez-y un moteur de recherche par prix, surface et secteur, et la note monte encore. Ça se justifie le jour où vous avez un vrai flux de biens et un budget qui va avec. Pas pour ouvrir.
Ce qui marche sans ça, et qui parle bien plus au propriétaire :
- Une sélection de biens en cours, six à dix, mise à jour à la main quand ça change. Avec un lien vers l’annonce complète sur le portail où elle est déjà publiée.
- Vos ventes récentes, une page avec le type de bien et le quartier. C’est la preuve que vous travaillez, et c’est l’équivalent des photos de chantier chez un artisan.
- Rien d’inventé. Pas de faux biens pour remplir, pas de chiffres de performance que vous ne pouvez pas justifier. Un propriétaire du quartier reconnaît les adresses.
Le piège classique est l’annonce périmée. Un bien vendu depuis des mois, toujours affiché comme disponible, dit exactement une chose au visiteur : personne ne s’occupe de ce site. Mieux vaut trois biens à jour que trente oubliés.
Question 4 sur 7
Qu’est-ce qui fait partir un propriétaire tout de suite ?
Cinq choses, et aucune n’est une question de design.
- Pas de numéro en haut de chaque page. Quelqu’un qui pense à vendre appelle, il n’écrit pas. Le numéro doit être visible partout, et cliquable sur un téléphone.
- Des photos de biens sombres ou penchées. Le propriétaire regarde comment vous photographiez les biens des autres. C’est ce que vous ferez du sien. Ce qui change tout se fait au téléphone, sans matériel : les photos qui marchent et celles qui font fuir.
- Un formulaire d’estimation qui demande tout. Surface, année, travaux, chauffage, motif de la vente. Personne ne remplit ça un dimanche soir. Le nom, le téléphone, l’adresse du bien, et vous rappelez.
- Vos communes écrites nulle part. On cherche « agence immobilière » suivi d’un nom de ville. Si le vôtre n’apparaît pas, ni Google ni le propriétaire ne savent où vous travaillez.
- Un outil qui annonce un prix tout seul. Il donne un chiffre sans avoir vu le bien. Vous devrez le contredire en rendez-vous, et vous aurez perdu la raison même de vous appeler.
Question 5 sur 7
Quelles pages suffisent pour une agence immobilière ?
Cinq, et elles couvrent les deux publics.
| Page | Ce qu’elle contient | Pourquoi elle sert |
|---|---|---|
| Accueil | votre secteur, votre téléphone, trois biens, votre visage | la plupart des visiteurs ne verront que celle-là |
| Nos biens | 6 à 10 biens en cours, avec le lien vers l’annonce complète | l’acheteur regarde, le propriétaire juge |
| Vendre ou faire estimer | comment se passe un mandat, ce que vous faites, le formulaire court | c’est la page qui rapporte |
| L’agence | vous, l’équipe, depuis quand, vos quartiers | c’est ce qui décide du mandat |
| Contact | téléphone, adresse, horaires, plan | la fin du parcours |
Les formules comprennent 4 à 6 pages selon le modèle, donc ces cinq tiennent dedans. Une page en plus coûte 90 €, et pour une agence la seule qui se justifie souvent est une page par commune, quand vous couvrez deux secteurs vraiment distincts.
Ce dont vous n’avez pas besoin pour ouvrir : un simulateur de prêt, un blog sur les tendances du marché que vous ne tiendrez pas, un espace client, une page « nos valeurs ». Ça coûte, et ça ne fait pas sonner le téléphone.
Question 6 sur 7
Qu’est-ce que vous êtes obligé d’afficher ?
Votre métier est encadré, contrairement à la plupart des commerces. Trois éléments doivent figurer sur le site, et ils sont souvent oubliés quand il est monté sans connaître le métier :
- Votre carte professionnelle et l’autorité qui l’a délivrée.
- Votre garantie financière et le nom de son garant, quand votre activité l’exige.
- Votre barème d’honoraires, accessible depuis le site et pas seulement affiché en vitrine.
S’ajoutent, sur chaque annonce que vous publiez vous-même, le diagnostic de performance énergétique et le montant des honoraires avec l’indication de qui les paye. Plus les mentions légales et le traitement des données du formulaire, comme pour tout site.
Si vous n’êtes pas sûr de ce que votre situation impose, dites-moi ce dont vous avez besoin, on regardera ensemble ce qui est possible.
Question 7 sur 7
Combien ça coûte, et qui fait le travail ?
- 490 €, bientôt disponible, si vous montez le site vous-même, guidé par des vidéos. Je ne monte rien, et c’est ce qui fait le prix.
- 1 190 € si je le monte pour vous : acompte de 357 € à la commande, solde de 833 € à la mise en ligne. En ligne sous 15 jours ouvrés à partir de la date de démarrage que je vous confirme par écrit.
- À partir de 3 000 € pour un site entièrement dessiné pour vous, montants au devis.
Sur la première formule, les vidéos vous montrent le geste. Sur les deux autres, elles sont une option : 149 €, ou 89 € depuis Signature. Pour une agence, elles servent vraiment. Retirer une annonce vendue, remplacer les photos d’un bien, ajouter le compromis signé de la semaine : ce sont des gestes que vous ferez sans arrêt.
Les formules 2 et 3 comprennent 6 mois de questions par e-mail. Ce sont des réponses à vos questions, pas des interventions sur le site à votre place.
Questions fréquentes
Faut-il un moteur de recherche de biens sur le site ?
Pas au démarrage. Vos acheteurs cherchent sur les portails, et un moteur mal alimenté donne une impression de vide. Une sélection tenue à jour, avec un lien vers l'annonce complète, fait le travail. Le branchement sur votre logiciel métier se pose plus tard, quand le volume le justifie.
Un outil d'estimation en ligne vaut-il le coup ?
Il pose un problème de fond. Il donne un prix sans avoir vu le bien, et il vous prive du rendez-vous. Ce qui marche mieux est un formulaire court qui demande l'adresse et le téléphone, avec une phrase claire sur ce qui se passe ensuite. Vous gardez la conversation, et c'est là que se signent les mandats.
Faut-il une page par commune ?
Seulement si vous y travaillez vraiment, et avec du contenu différent sur chacune. Une page par ville, recopiée dix fois en changeant le nom, ne trompe ni les propriétaires ni Google. Deux ou trois secteurs bien traités valent mieux que quinze pages vides.
Une page Facebook suffit-elle pour une agence ?
Elle est utile pour montrer une nouvelle annonce, pas pour remplacer le site. Un propriétaire qui hésite à vous confier un bien veut voir votre carte professionnelle, votre barème et vos ventes. Il ne les trouvera pas dans un fil d'actualité. La comparaison est détaillée dans [site internet ou page Facebook](/fr/blog/site-internet-ou-page-facebook/).