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Le site internet d'un ostéopathe : à quoi il sert vraiment

Mis à jour le 24 septembre 20269 min de lecture
Une table de soin dans un cabinet d'ostéopathie, en lumière du jour, avec une chaise pour le patient

Cet article est pour vous si vous tenez un cabinet, que vous n’avez jamais eu de site, et que vous hésitez entre le bricoler un dimanche et payer une agence. Votre situation n’est pas celle d’un commerce. Votre cabinet est souvent à l’étage, derrière une plaque, dans un immeuble devant lequel personne ne s’arrête. On ne vous découvre pas en passant, on vous cherche par votre nom ou par votre ville. Ça change ce qu’il faut mettre sur le site, et surtout ce qu’il est inutile d’y mettre.

Question 1 sur 7

Que cherche un patient avant de prendre rendez-vous ?

Trois choses, souvent dans cet ordre : est-ce que vous avez de la place cette semaine, est-ce que c’est loin, combien ça va me coûter.

Le reste passe après. Quelqu’un qui est bloqué du dos depuis le week-end ne lit pas une page sur l’histoire de l’ostéopathie. Il veut savoir s’il peut venir jeudi.

Ce qu’il cherche concrètement, et qui manque sur beaucoup de sites de cabinet :

  • Vos disponibilités, ou au minimum un moyen de les connaître tout de suite. Un numéro cliquable, un bouton de prise de rendez-vous. Dites aussi si vous gardez des créneaux pour les urgences.
  • L’adresse exacte, avec le détail qui compte : l’étage, le code de la porte, s’il y a un ascenseur, où se garer. Quelqu’un qui se déplace avec une lombalgie a besoin de savoir qu’il y a trois étages sans ascenseur.
  • Le tarif d’une séance. Précisez que la séance n’est pas prise en charge par l’Assurance maladie, et que beaucoup de mutuelles en remboursent une partie sur présentation de votre note d’honoraires.
  • À qui vous vous adressez. Nourrissons, femmes enceintes, sportifs, personnes âgées : un parent qui cherche pour son bébé de trois semaines ne prendra pas le risque de deviner.
  • Qui vous êtes. Votre école, votre année de diplôme, depuis combien de temps vous exercez, votre numéro ADELI. C’est ce qui remplace la recommandation quand personne ne vous a recommandé.

Question 2 sur 7

Qu’est-ce qui fait partir un visiteur en dix secondes ?

Un site de cabinet perd ses visiteurs presque toujours pour les mêmes raisons, et aucune n’est esthétique.

Ce qui fait partir Pourquoi
Aucun tarif nulle part le visiteur suppose que c’est cher, et il ne demande pas
Le téléphone illisible sur mobile il est tapé en texte, il n’est pas cliquable, il est tout en bas
Une page d’accueil qui explique l’ostéopathie il sait ce qu’il vient chercher, il cherche un créneau
Pas d’adresse précise, ni l’étage ni le code il ne sait pas si c’est à côté ou à l’autre bout de la ville
Un site lent à s’ouvrir il est dans le métro, il repart

Le premier point est le plus coûteux, et c’est aussi le plus simple à corriger : une ligne de texte suffit.

Question 3 sur 7

J’ai déjà un agenda de rendez-vous en ligne, ai-je besoin d’un site ?

Oui, et les deux ne font pas le même travail.

Votre page de prise de rendez-vous fait très bien une chose : remplir un créneau quand la personne a déjà décidé de venir chez vous. Elle ne fait pas la chose d’avant, celle qui décide. Elle ne montre pas votre cabinet, ne dit pas pourquoi vous recevez des nourrissons, ne répond pas à la question de la femme enceinte qui se demande si c’est prudent au dernier trimestre.

Le bon montage est simple : le site présente, le bouton de rendez-vous conclut. Votre agenda reste où il est, et son bouton apparaît sur chaque page du site.

Et avant même le site, une chose gratuite fait beaucoup pour un cabinet : votre fiche Google, remplie correctement. C’est elle qui vous place sur le plan quand on tape « ostéopathe » plus le nom de votre ville. La méthode est détaillée dans la fiche Google, remplie correctement.

Question 4 sur 7

Combien de pages suffisent pour un cabinet ?

Quatre, cinq si vous recevez sur deux adresses. Au-delà, on vous vend des pages que personne n’ouvrira.

Page Ce qu’elle contient
Accueil qui vous êtes, où, le tarif, le bouton de rendez-vous, le téléphone
Le cabinet et l’accès photos, adresse, étage, code, parking, transports
Qui je reçois nourrissons, femmes enceintes, sportifs, seniors, et ce qu’il faut apporter
Contact et rendez-vous téléphone cliquable, plan, horaires, jours de garde

Ce dont vous n’avez pas besoin, et qui traîne sur la moitié des sites de cabinet : une page « qu’est-ce que l’ostéopathie », une liste de techniques en vocabulaire d’école, un blog que vous ne tiendrez pas, une grille de tarifs pour dix consultations différentes quand vous n’en faites qu’une.

Si vous recevez dans deux villes, chaque adresse mérite sa propre page. C’est la seule page en plus qui se justifie presque toujours.

Question 5 sur 7

Que peut-on écrire, et que faut-il éviter d’écrire ?

C’est la vraie différence entre votre site et celui d’un artisan. Vous n’êtes pas un professionnel de santé au sens du code, votre pratique est encadrée, et le site est ce qui reste en ligne des années.

Trois règles suffisent à vous mettre à l’abri :

  1. On décrit ce qu’on fait, on ne promet pas de résultat. « Je reçois des patients qui viennent pour des douleurs lombaires » se dit. « Je soigne votre lombalgie en deux séances » ne se dit pas.
  2. On ne se présente pas comme ce qu’on n’est pas. Pas de titre de docteur, pas de vocabulaire qui laisse croire à un diagnostic, pas de liste de maladies traitées, et on invite à consulter un médecin quand c’est ce qu’il faut faire.
  3. On dit ce que le patient doit apporter. Un certificat médical de non contre-indication est demandé pour certaines séances, notamment chez le tout-petit et pour les manipulations cervicales. Écrit sur la page, ça évite un rendez-vous pour rien.

Le mot juste se trouve presque toujours dans ce que vos patients disent eux-mêmes au téléphone. « J’ai mal au bas du dos depuis que je porte mon fils », « mon bébé pleure dès que je le couche ». Ce sont leurs mots, ce sont aussi ceux qu’ils tapent sur Google. Écrire comme eux est utile deux fois, et ce raisonnement est développé dans les mots que vos clients tapent vraiment.

Question 6 sur 7

Quelles photos pour un cabinet d’ostéopathie ?

Les vôtres, prises au téléphone, en lumière du jour. Cinq ou six suffisent.

Ce qu’un patient veut voir tient en trois images : l’entrée de l’immeuble depuis le trottoir, pour trouver la porte le jour du rendez-vous, la salle de soin avec la table, propre et rangée, pour savoir où il met les pieds, et vous, de face, parce que c’est ce qui rassure le plus avant de se faire manipuler par un inconnu.

Ce qui n’apporte rien : les squelettes et les colonnes vertébrales en image de banque, les gros plans de mains sur un dos anonyme. Ils font joli et ils ne rassurent personne. Évitez aussi de photographier une manipulation sur un vrai patient : vous avez son accord à demander, et l’image laisse entendre un geste précis pour un problème précis. Les gestes qui séparent une photo correcte d’une photo qui fait fuir sont détaillés dans les photos de votre commerce.

Question 7 sur 7

Combien coûte le site d’un cabinet d’ostéopathie ?

Trois formules, et pour un cabinet la première est souvent la bonne : vous avez peu de pages, peu de textes, et vous voulez pouvoir changer vos horaires vous-même en août.

  • 490 €, bientôt disponible, si vous montez le site vous-même, guidé par des vidéos qui montrent chaque geste. Je ne monte rien, c’est ce qui fait le prix.
  • 1 190 € si je le monte pour vous, avec un acompte de 357 € à la commande et 833 € à la mise en ligne. Le site est en ligne sous 15 jours ouvrés à partir de la date de démarrage confirmée par écrit.
  • À partir de 3 000 € pour un site entièrement dessiné pour votre cabinet, montants au devis.

Les modèles comprennent de 4 à 6 pages selon celui que vous choisissez, et une page en plus coûte 90 €. Sur les deux dernières formules, les vidéos sont une option, 149 €, ou 89 € depuis Signature. Vous avez aussi six mois de questions par e-mail : je réponds à vos questions, je n’interviens pas à votre place sur le site.

Voir les trois formules en détail

Questions fréquentes

Faut-il afficher le tarif d'une séance ?

Oui. C'est la première question de tout nouveau patient, et ne pas y répondre ne fait pas venir plus de monde, ça fait appeler ailleurs. Écrivez le tarif de la séance, et précisez que vous remettez une note d'honoraires à envoyer à la mutuelle. Si vous pratiquez un tarif différent pour les nourrissons ou à domicile, dites-le sur la même ligne.

Faut-il un blog sur son site de cabinet ?

Pas au démarrage. Un blog n'a d'effet que s'il est alimenté, et un cabinet plein ne l'alimente pas. Deux pages solides, sur ce que vous faites et pour qui vous le faites, font plus que des articles abandonnés en mars.

Mon site peut-il remplacer ma fiche Google ?

Non, et c'est l'inverse qu'il faut faire : la fiche d'abord, elle est gratuite et c'est elle qui vous fait exister sur le plan quand quelqu'un cherche un ostéopathe près de lui. Le site vient ensuite, pour montrer le cabinet et dire qui vous recevez, ce que la fiche ne peut pas contenir.

Je reçois dans deux villes, comment faire ?

Une page par adresse, avec le plan, l'accès et les jours où vous y êtes. C'est utile pour vos patients et c'est ce qui vous rend trouvable sur chacune des deux villes. Si vous partagez un cabinet de groupe ou si votre organisation est plus compliquée que ça, dites-moi ce dont vous avez besoin, on regardera ensemble ce qui est possible.

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