
Vous recevez en cabinet. La plupart des gens qui arrivent sur votre site ne savent pas vraiment ce que vous faites. Votre site n’a pas à les convaincre que votre méthode est valable. Il a une seule chose à faire : leur donner assez d’éléments pour oser un premier rendez-vous avec quelqu’un qu’ils ne connaissent pas.
Question 1 sur 7
Qu’est-ce que quelqu’un cherche sur le site d’un thérapeute ?
Trois choses, et dans cet ordre : est-ce que vous vous occupez de mon problème, à quoi ressemble une séance, est-ce que j’ai envie de vous parler.
La personne ne cherche presque jamais votre métier. Elle cherche ce qui la gêne. « Je dors mal depuis des mois », « je suis ballonnée tous les soirs », « j’ai peur en avion », « j’arrête de fumer ». Elle tape ça, ou une variante, et souvent le nom de sa ville à côté. Si votre page d’accueil commence par l’histoire de la méthode et le nom de son fondateur, elle repart avant la deuxième phrase.
Elle arrive rarement dans de bonnes conditions. Le soir, sur son téléphone, après une journée difficile, en hésitant depuis des semaines. C’est tout ce qu’il faut savoir sur la longueur de vos paragraphes.
Ses mots ne sont pas les vôtres. C’est ce décalage qui fait qu’un bon site de thérapeute reste introuvable. Le sujet est traité en détail dans les mots que vos clients tapent vraiment.
Question 2 sur 7
Quelles pages servent vraiment sur un site de thérapeute ?
Cinq. Une de plus que pour un commerce, parce qu’il y a une question à laquelle vous devez répondre par écrit : ce qui se passe pendant la séance.
| Page | Ce qu’elle contient | Pourquoi elle sert |
|---|---|---|
| Accueil | pour qui vous êtes là, où vous recevez, le bouton de rendez-vous | beaucoup de visiteurs ne verront que celle-là |
| Pour quoi venir me voir | les motifs, écrits avec les mots des gens | c’est la page qui dit « c’est pour moi » |
| Une séance, comment ça se passe | le déroulé, la durée, ce qu’on vous demande | c’est ce qui fait tomber la peur |
| Qui je suis | votre parcours, votre formation, votre photo | c’est la page de la confiance |
| Tarifs, accès et rendez-vous | prix, adresse, étage, stationnement, contact | la fin du parcours |
La page « une séance, comment ça se passe » est celle qui manque le plus souvent. C’est aussi celle qui décide le plus de rendez-vous. Racontez le premier dans l’ordre : ce que vous demandez au début, ce que la personne fait pendant, si elle reste habillée, si elle doit parler, si elle sera allongée ou assise, comment ça se termine. Rien de spectaculaire, juste du concret.
Ce dont vous n’avez pas besoin : une page sur l’histoire de la discipline, une liste de « bienfaits », un blog que vous ne tiendrez pas, un espace membres. Chacune coûte, aucune ne remplit votre agenda.
Question 3 sur 7
Faut-il afficher ses tarifs et la durée d’une séance ?
Oui, les deux, et c’est encore plus vrai dans votre métier qu’ailleurs.
Quelqu’un qui ne connaît pas la sophrologie ou la naturopathie n’a aucune idée de ce que coûte une séance. Il n’osera pas demander. Il refermera l’onglet. Affichez le prix d’une séance, sa durée, et le prix de la première si elle est plus longue.
Si votre accompagnement se pense sur plusieurs rendez-vous, dites-le franchement. Sans annoncer un nombre de séances comme un résultat. « On fait le point ensemble à la fin de la première » est honnête et suffit.
Deux précautions de rédaction sur cette page :
- Ne laissez jamais croire à une prise en charge qui n’existe pas. Vos séances ne sont pas remboursées par l’Assurance maladie. Si certaines mutuelles participent, écrivez que c’est à vérifier auprès de la sienne, sans annoncer de montant.
- Dites comment on paie, et que vous remettez une facture. C’est ce papier que la personne enverra à sa mutuelle. Tout le monde se pose la question, personne ne la pose.
Question 4 sur 7
Quelles photos mettre quand on reçoit en cabinet ?
Deux photos portent presque tout le site, et vous n’en avez pas d’autres à prendre.
- Votre visage. Pas un portrait posé devant un mur blanc, pas une photo de vous de dos en train de méditer. Vous, de face, en lumière du jour, comme la personne vous verra en entrant. C’est la photo la plus rentable de votre site, et c’est celle qu’on évite par gêne.
- La pièce où on s’assoit. Le fauteuil, le tapis, la table de massage, la fenêtre. La personne veut savoir si elle entre dans une salle médicale ou dans un salon. Le doute sur ce point fait renoncer.
Ajoutez-en une troisième si votre cabinet est dans un immeuble ou dans une maison : la porte d’entrée depuis la rue. Elle évite à des gens déjà anxieux de tourner autour du bâtiment.
Ce qui ne sert à rien, et qu’on retrouve partout dans votre métier : les galets empilés, la fleur de lotus, les mains lumineuses, le coucher de soleil. Ces images ne disent rien de vous. Elles donnent l’impression d’avoir déjà vu votre site ailleurs. Les gestes pour une photo correcte au téléphone sont détaillés dans les photos qui marchent et celles qui font fuir.
Question 5 sur 7
Qu’est-ce qui fait partir un visiteur, dans ce métier-là ?
Cinq choses, très repérables :
- Les promesses. « Retrouvez enfin le sommeil », « libérez-vous de vos blocages ». Le lecteur qui souffre depuis des mois n’y croit plus. Et elles vous posent un vrai problème : ces métiers ne sont pas des professions de santé réglementées en France. Un site qui laisse entendre que vous soignez une maladie sort de votre cadre. Écrivez ce que vous faites vraiment : vous accompagnez, vous aidez à, vous travaillez sur.
- Le vocabulaire de la formation. Les mots appris pendant votre cursus ne sont pas ceux de vos clients. Gardez-les pour vos confrères.
- Aucun visage. Un site de thérapeute sans photo du thérapeute demande à quelqu’un de venir parler de sa vie à un inconnu invisible.
- Un formulaire qui demande les symptômes. Ne mettez jamais un champ « décrivez votre problème de santé ». Ce sont des données sensibles. Elles demandent des précautions que votre site n’a pas à porter, et personne n’a envie d’écrire ça dans une case. Le prénom, un moyen de rappeler, une phrase libre : c’est tout.
- Aucun moyen clair de prendre rendez-vous. On y arrive.
Question 6 sur 7
Comment prend-on rendez-vous depuis votre site ?
Avec un bouton visible en haut de chaque page, qui ne change jamais de place. C’est le seul élément qui doit vous suivre partout.
Derrière ce bouton, deux possibilités, et il faut choisir la vôtre :
- Vous utilisez un agenda de réservation en ligne. Le bouton pointe dessus, et la personne réserve seule, à minuit si elle veut. C’est ce qui capte les gens qui n’appelleront jamais.
- Vous préférez parler avant. Alors le bouton mène à votre numéro, cliquable depuis un téléphone, avec vos horaires d’appel écrits à côté. Plus un formulaire court, pour ceux qui ne veulent pas parler tout de suite.
Prévoyez les deux chemins dans tous les cas. Vous êtes en séance une grande partie de la journée, téléphone en silencieux : celui qui appelle tombe sur votre messagerie et ne rappellera pas. Et une partie de vos clients hésite précisément parce qu’il faut parler à quelqu’un. Leur demander d’appeler pour un rendez-vous dont ils ont déjà peur, c’est un obstacle de plus.
Dernier point, et c’est souvent le plus rentable : votre fiche Google avant votre site. Elle est gratuite, elle vous place sur le plan, et c’est par là que passent les recherches du type « sophrologue » plus le nom de la ville. La méthode est dans apparaître sur Google quand on reçoit dans un quartier.
Question 7 sur 7
Combien ça coûte, et qu’est-ce qui est compris ?
- 490 €, bientôt disponible, si vous montez le site vous-même, guidé par des vidéos qui vous montrent chaque geste. Je ne monte rien, c’est ce qui fait le prix.
- 1 190 € si je le monte pour vous : acompte de 357 € à la commande, solde de 833 € à la mise en ligne, et le site est en ligne sous 15 jours ouvrés à partir de la date de démarrage que je vous confirme par écrit.
- À partir de 3 000 € pour un site entièrement dessiné pour vous, montants au devis.
Les modèles comprennent de 4 à 6 pages selon celui que vous choisissez, ce qui couvre les cinq pages listées plus haut. Une page en plus coûte 90 €.
Sur les deux dernières formules, les vidéos sont une option : 149 €, ou 89 € depuis Signature. Et vous avez six mois de questions par e-mail. Ce sont des réponses de ma part, pas des interventions sur le site.
Si vous vendez quelques produits en plus de vos séances, huiles ou compléments par exemple, c’est possible en boutique Shopify, avec 15 produits maximum et 2 axes de déclinaison. Au-delà, dites-moi ce dont vous avez besoin, on regardera ensemble ce qui est possible.
Questions fréquentes
Puis-je écrire que je soigne l'anxiété ou les troubles du sommeil ?
Non, et ce n'est pas qu'une question de prudence commerciale. Votre métier n'est pas une profession de santé réglementée. Annoncer un soin ou une guérison vous met en porte-à-faux, et ça fait fuir les lecteurs les plus sérieux. Décrivez ce que vous faites et pour qui. Dites que vous ne remplacez pas un suivi médical. Et ne demandez jamais à quelqu'un d'arrêter un traitement.
Je reçois chez moi, faut-il mettre mon adresse ?
Au minimum la ville, le quartier et comment se garer, sinon beaucoup renoncent avant d'appeler. Si vous ne voulez pas publier la rue, écrivez-le clairement : « adresse exacte donnée à la confirmation du rendez-vous ». Ce qui bloque, ce n'est pas l'absence d'adresse, c'est de ne pas savoir si on va devoir chercher.
Faut-il un blog quand on est thérapeute ?
Pas au démarrage. Un blog est utile seulement si vous écrivez régulièrement, et trois articles abandonnés font plus de mal que pas de blog. Commencez par bien écrire vos cinq pages : elles travaillent tous les jours, elles.
Comment montrer mon sérieux sans témoignages de clients ?
Par votre parcours écrit noir sur blanc : votre formation, l'organisme, l'année, ce que vous pratiquez et ce que vous ne pratiquez pas. Et par la page qui décrit une séance. Dans ce métier, la transparence sur le déroulé rassure plus qu'une liste d'avis. Sachez aussi qu'un avis public qui raconte un problème de santé met votre client dans une position qu'il n'a pas choisie.